
La célèbre Falaise de Bandiagara est formée par la limite d’un plateau gréseux, situé au sud-est du delta intérieur du fleuve Niger.
Elle se développe selon un axe sud-ouest nord-est sur une longueur de 200km environ, partant de Ségué au sud, et finissant à Douentza au nord. L’altitude de la falaise croit en allant du sud vers le nord jusqu’à atteindre 791 m près de Bamba. La hauteur de la falaise varie, avec un maximum d’environ 400 m au dessus de la plaine du Seno qui se situe entre 250 et 300 m d’altitude.
Le pays dogon possède de nombreux vestiges d’habitat anciens issus des périodes successives d’occupation. Les plus remarquables d’entre eux sont les vestiges des greniers Tellem qui se situent au beau milieu des falaises, dans des grottes ou dans des abris sous-roches naturels. Il s’agit là d’une des caractéristiques les plus impressionnantes de la zone de la falaise.
Elle offre un spectacle magnifique, en saison sèche tout comme en saison humide avec ses multiples cascades et ses arbres verdoyants. Les paysages sont grandioses, vertigineux, avec la plaine qui s’étend infinie au pied de la falaise. En effet, les irrégularités du plateau rocheux engendrent des concentrations d’eau très importantes, ce qui fait que, au-delà d’une végétation sahélienne typique, des zones extrêmement arides peuvent côtoyer des sortes d’oasis à la végétation luxuriante, des poches de biodiversité extraordinaires. Chaque micro-climat dans la région offre un assortiment unique de plantes médicinales et d’essences d’arbres avec une valeur importante pour la population, comme le karité, le néré, le balanzan ou acacia albida, le tamarinier et le palmier rônier ainsi que le baobab.
Il y a de nombreuses espèces d’oiseaux au Pays Dogon. Les voici présentées dans 4 images: birds 1, birds 2, birds 3, birds 4.
Consultez ici la liste des plantes médicinales.
Informations fournies par la Mission Culturelle de Bandiagara.
S’il est un peuple d’Afrique qui est devenu mythique, c’est bien les Dogons du Mali.
Leur histoire est marquée par la volonté et l’obstination de demeurer authentiques, de préserver leur âme. En dépit de la diversité de leurs dialectes, ils sont d’une Grande cohésion ethnique. Ils croient en un Dieu dénommé ” Ama ” et restent fidèle aux croyances ancestrales.
Les Dogons vivent dans le monde mystérieux des symboles, signes hiéroglyphes, couleurs, emblèmes, objet qui, constituant un langage sans parole, noncent le rapport de l’homme au monde : c’est le règne du sacré. Le pays dogon a été classé au patrimoine mondial de l’Unesco pour la richesse de sa civilisation. Les Dogons sont également reputes pour leur art, en particulier leurs masques pectaculaires qui correspondent à des rites complexes. Le culte des ancêtres et l’animisme sont encore très présents.
Grâce à leurs traditions : dialectes, chansons danses, cultes, pratiques rituelles, fêtes etc., les Dogons sont riches de leurs différences. Ils se rattachent à un patrimoine culturel propre qui les pourvoit d’une morale et d’une histoire, avec une identité très forte. Les Dogons vivent de l’agriculture et cultivent le mil, le mais et l’arachide. Le pays Dogon n’est pas uniquement peuplé de dogons : y vivent également des Bambaras et des Peuls. La langue officielle reste cependant le français, même si peu de gens le parlent bien au sein du Pays Dogon.
Un événement extraordinaire rythme la vie de l’homme Dogon : le sigi.
Il s’agit d’un grand rituel pratiqué tous les soixante ans. Tout homme peut assister à un sigi. L’homme particulièrement chanceux voit deux sigi et l’homme extraordinaire assiste à trois sigi : le premier lorsqu’il est encore dans le ventre de sa mère, le second à l’âge mûr et le troisième au grand âge.
La danse du sigi, appelée sigi melu, et la musique, sont confiées à l’awa une société initiatique chargée d’accomplir les levées de deuil, moment central des rites funéraires. Le festival culturel de Bandiagara a lieu tous les mois de Décembre.
Le Bulo a lieu tous les ans entre les mois de Mai et Juin. Le nouvel an des animistes commence dans un village et se propage aux autres. C’est pendant cette saison que l’on peut observer des cérémonies funéraires ou Damas qui commémorent les ancêtres.
Le mythe, la cosmogonie, la pensé symbolique créent chez les Dogons un univers qui se tisse et se transmet en générations grâce à la parole d’origine divine.
Le pays Dogon regorge de nombreux lieux sacrés : autels, rochers ou colonnes de banco immaculés de sang de poulet ou de bouillie de mil. L’ethnologue français Marcel Griaule a révélé une partie du secret de leur cosmogonie. Le pays Dogon est comme un temple où l’on pénètre que si l’on s’est patiemment initié à admettre l’étrangeté radicale d’un univers culturel dont les valeurs reposent sur une philosophie et une religion extraordinairement complexes et riches…
Le sacré, à Sangha, et plus dans les villages de la falaise, est mêlé de façon inextricable à la réalité. Les mythes Dogons, très complexes, constituent le fondement même de l’existence, et la religion a fortement marqué de son empreinte jusqu’à l’architecture du village.
La plupart des villages sont implantés dans la falaise et accessibles uniquement par des chemins escarpés qui empruntent les failles du plateau.
Les villages sont des mosaïques de maisons de famille, on les appelle les “ginna”. Chaque bâtiment s’accroche au moindre replat, collé à la falaise, et s’y abrite lorsqu’il trouve un auvent naturel. Du haut sommet de la falaise, on découvre un splendide panorama. Les villages Dogon apparaissent mieux dans la splendeur de leur architecture remarquable : maisons de famille aux terrasses carrées, greniers à mil surmontés de toits de paille aigus, vestiges en forme de niche, le tout accroché aux flancs des rochers.
L’Architecture des maisons, des greniers à mil (ronds ou carrés), des “toguna” à l’épaisse toiture ou s’entassent les tiges de mil, de même que les grottes des tellems servant aujourd’hui de lieux de sépulture composent des images fortes, inoubliables qui combleront n’importe quel amateur du pittoresque.
La musique Dogon est diverse et variée.
Elle est étroitement associée aux différents rites: mariages, funérailles, les premières pluies, le démarrage de culture du mil, etc… Il y a des danses et musique pour commémorer les ancêtres pendant les cérémonies funéraires ou le dama (levée de deuil) après deux ou trois ans après que des personnalités âgées des villages meurent. C’est en ce moment que les sociétés des masques sortent pour guider les âmes de leur morts en dehors du village et au monde des ancêtres.
Les funérailles et dama sont célèbres surtout a partir du mois de février a avril. L’ensemble musical est composé de voix et de percussions diverses : le tambour-calebasse, le grand tambour, le petit tambour, le tambour à aisselle et le sifflet. Les voix se répartissent en plusieurs catégories : le soliste qui entonne le chant et le choeur qui le reprend à l’unisson. Un par un les masques de bois peints de couleurs vives, ornés de cauris et d’étoffe sortent et forment un cercle avant que l’un d’eux ne vienne occuper le centre par une danse acrobatique. Tour à tour défilent les chasseurs, l’antilope, le lapin, le buffle, les kanaga, les échassiers… Il s’agit de l’un des spectacles les plus impressionnants au monde.
Les réalisations les plus typiques des dogons sont les masques de danse et les sculptures en bois.
Les volets et portes des greniers dogon très richement ornées sont également très intéressants car ils représentent les ancêtres. Les sculptures sont très stylisées. Les traditions artisanales des Dogon couvrent plusieurs métiers : la sculpture sur bois, le travail du fer, la teinture (bogolan et indigo), la cordonnerie, la vannerie ou encore le tissage.
La plupart de ces métiers sont exercés par des groupes de castes formellement identifiés dans la société traditionnelle dogon bien hiérarchisée. Au sein de ces corporations de métier, la sculpture occupe une place de choix parce que pratiquée par une large couche de la population. Contrairement à l’artisanat de teinture ou du cuir, n’importe quel individu qui possède le talent et l’art de sculpter peut s’y intéresser.
Le patrimoine artistique, élément fondamental de l’artisanat dogon, c’est donc d’abord et surtout la sculpture sur bois dont les expressions les plus élaborées se retrouvent dans la statuaire tellem et dogon mondialement connue. Les plus anciennes statues dogons sont reconnaissables à leurs formes allongées. Les traditions céramiques dogons : les potières. Chez les Dogon, la production de la céramique peut être une activité spécialisée ; il s’agit alors d’une production exclusive, par un sous-groupe d’individus, d’objets consommés par la communauté villageoise ou régionale tout entière. Elle se déroule dans ce cas au sein des castes de forgerons Les teinturiers indigo et bogolan. Les teinturiers sont constitués autour d’activités traditionnelles de production de textile. Ils détiennent des savoir-faire ancestraux liés à leurs productions artisanales. Les femmes teinturières produisent des pagnes indigo qui,traditionnellement, constituent l’essentiel de l’habillement chez les Dogon.
Les hommes tannent et travaillent le cuir pour la production de chaussures, sacs en cuir et autres biens utilitaires. Ils participent au processus d’élaboration des tissus indigo en ce qui concerne le tissage et la couture et la confection de motifs décoratifs des tissus.